Généalogie des Lostanges de Sainte Alvère, depuis 1536,
réduite aux Chefs de Nom et d'Armes

               
     
Bertrand de Lostanges
marié:1536
à Marie de Montbéron
+ trois garçons et une fille
Hugues de Lostanges
marié:1562
à Galiotte de Gourdon de Genouillac
+deux garçons et trois filles
Jean-Louis de Lostanges
marié:1603
à Elisabeth de Crussol
+ deux garçons et quatre filles
Emmanuel Galliot de Lostanges marié:1648 à Claude Simone d'Hébrard
+ 4 garçons et deux filles
Louis de Lostanges marié:1699 à Catherine de Cadrieu
+ une fille
Arnaud-louis-Claude de Lostanges marié:1718 à Françoise- Marie de Larmandie
+ deux garçons et cinq filles(1)
Arnaud-Louis-Marie de Lostanges marié:1754 à Charlotte Gallucio de l'Hospital
+six garçons et 3 filles (2)
Henri de Lostanges marié:1785 à Adélaïde de Vintimille(3)
+ Charlotte de Lostanges
Arnaud, Joseph de Lostanges marié:1826 à Marie de la Grange-Gourdon (4)
+ François et trois filles
Henri-Charles de Lostanges marié:1867 à Marie Bouchard de la Poterie
+ Henri, mort célibat. en 1906 + 4 filles
Marie- Elisabeth de Lostanges mariée1900 à Joseph Tresvaux du Fraval
+Alvère Colette ,célib. décèdée en 1932
Henriette Tresvaux du Fraval mariée1931 à Marcel Gaston Loyau
 
François-Xavier Loyau de Lostanges marié à Aimée Sansoni
Paysanne à la quenouille
Huile sur toile 61 x 81 cm
vers 1640. provenant de la succession de Mme Henriette Tresvaux du Fraval
         
                 
   

Jeanne-Anne- Marie de Lostanges Ste Alvère, Marquise de Brassac. Musée Goya de Castres

   

Portrait présumé d'Arnaud-Joseph, Marquis de Lostanges Ste Alvère,.petit neveu de Jeanne -Anne Marie de Brassac dont portrait ci-dessus. Huile sur toile 93 x 73cm. Collection privée, France.

Né en novembre 1787, Arnaud-Joseph est représenté en officier de Dragons de la Garde Royale de Louis XVIII, c' est à dire à l' âge de 28 ans environ

Il est le fils d'Adèlaïde de Vintimille et de Henri de Lostanges Sainte Alvère. Il se trouve être aussi, pour l'anecdote, le petit fils de Charles-Emmanuel de Vintimille du Luc, dit le demi-Louis... Arnaud-Joseph est donc l'arrière petit fils de Louis XV et de Pauline-Félicité de Mailly-Nesle

- (1) La filiation Vintimille, Lostanges, Tresvaux du Fraval, Loyau, est reprise dans un ouvrage de Joseph Valynseele et Christophe Brun: "Les bâtards de Louis XV et leur descendance", édité chez Perrin en 1992.

Les nombreux titres encore portés par le père d'Arnaud-Joseph, Henri de Lostanges, donnent une idée de la fortune de la famille avant la révolution: Marquis de St" Alvère, Grand Sénéchal et Gouverneur du Quercy, Marquis de Montpezat, baron de Lostanges, de Limeuil, des Prés, Du Vigan, de la Bouffie, Seigneur de Cadrieu, Cazelles, Millols, La Boissonnade, Senaillac, Cendrieux, Pressignac, Grand-Castang, Longa, La Rhue, Gardonne, Cigonnac, Ussel, Puydarèges, Bidonnet, etc...

On sait que Lakanal se chargea lui-même de la vente des châteaux de La Rhue et de Longa, mais il s’acharna surtout sur Sainte Alvère dont il fit raser le château, fief emblématique et principale habitation des Lostanges depuis 1468. « Une des plus belles et des plus vastes demeures seigneuriales du Périgord » selon les écrits de la seconde moitié du XVIIIème siècle.
Vingt personnes y résidaient en permanence nécessitant 50 à 60 serviteurs logeant au château ou au village. Une plaque de cheminée aux armes des Lostanges, constitue aujourd’hui pour Ste Alvère l’entier mobilier rescapé du château. Elle est conservée à la bibliothèque.

 

 

 
Dernière héritière directe de la branche ainée des Lostanges-Sainte Alvère, Henriette Tresvaux est décèdée en 1944, à Saint Sulpice, à Mayenne.
Le nettoyage du tableau fit apparaître une longue cassure verticale de la couche picturale, caractéristique d'un long stockage roulé. Ce que confirment les bords coupés au ras du chassis, dont les traces attestent cependant l'exacte conservation des dimensions initiales.
  Apperçu d'un reste du château des Lostanges au centre du bourg de Sainte-Alvère et à la suite, du Sablou et de son belvédère sur la forêt de Barade et le bourg de Fanlac. 
 
 
Le mariage d'Arnaud-Joseph , marquis de Sainte Alvère avec Marie de la Grange-Gourdon de Floirac en 1826, apporta aux Lostanges le château du Sablou, près de Montignac, à une vingtaine de kilomètres de Sainte Alvère. Cette superbe architecture XVIIIe est due aux La Sablière qui la transmirent aux Floirac. Elle fut la demeure des derniers Marquis de Lostanges Saint Alvère, jusqu' en 1906, avant d' être quelque peu malmenée par Gaston Loyau qui en fit un temps une colonie de vacances

La famille entière des Lostanges résidant à la cour et prévoyant l’orage meurtrier fut contrainte à l’émigration. La Marquise de Lostanges, née Charlotte de l’Hospital et deux de ses filles étaient Dames de l’entourage de Madame Adélaïde, tante de louis XVI. On peut penser qu’elles suivirent cette princesse et sa sœur Victoire, lorsqu’elles s’exilèrent à Rome en Février 1791. Henri de Lostanges, sa femme Adélaïde de Vintimille, ses enfants et son beau-père, Charles Emmanuel de Vintimille, Marquis du Luc, fils de Louis XV (1) partirent pour Londres le 8 septembre de la même année.

Charles Emmanuel (Le Demi-Louis) cherche à rentrer en France dès 1800. On l’y autorise sous réserve qu’il aille s’installer à Fontainebleau et n’en bouge pas. Par la suite, un rapport de la sûreté générale indique en date du 24 juin 1808: « Vintimille Duluc, émigré amnistié, en surveillance à Fontainebleau » sera autoriser à habiter Versailles, puis vraisemblablement st Germain en Laye ou il décède en 1814.


Sa fille, Adélaïde de Vintimille rentra en France le 10 Mai 1804 pour s’établirent à Périgueux avec ses enfants, dont Arnaud Joseph de Lostanges qui prit part aux campagnes de Napoléon et fit comme ses aieux une carrière militaire dans la Garde Royale après le retour de Louis XVIII. Il meurt à Périgueux en 1848.
Refus des nouvelles autorités, volonté d’ignorer les dégâts irréparables infligés à son patrimoine par la sauvagerie révolutionnaire ? Henri de Lostanges reste en exil et décède à Londres en 1807.

On mesure en effet pour cette famille, l’ampleur du changement. On note parmi un récapitulatif des « objets et mobiliers appartenant au ci-devant Marquis de Lostanges », vendus à Ste Alvère comme biens nationaux du 15 mai au 4 Juillet 1793, un nombre considérable de tapisseries que nous sommes tenté d’imaginer importantes et de grande qualité : « 46 tapisseries plus, non dénombrées, les tapisseries du Salon, de la chambre de Mme de Lostanges, de la chambre jaune, en toile de la Comédie, 26 parties ou morceaux de tapisseries » et « 25 tableaux ou dessus de porte »

Quantité fort minime par contre, ces 25 tableaux restant, pouvaient effectivement être autant de dessus de porte, souvent peints sur panneaux et peu transportables dans l’urgence, quand ils ne relèvent pas au surplus de la simple décoration. Coupées au ras de l’extérieur de leurs châssis, (telle que notre fileuse en porte les stigmates) les huiles sur toiles par contre, roulées ensemble, prennent un minimum de place, et firent certainement partie, des valeurs susceptibles avec les bijoux d’échapper au naufrage.

Toute spéculation sur l’itinéraire et les aléas d' un pareil sauvetage, serait aussi malaisé que peut-être malvenue. Parmi ces prestigieux vestiges choisis par cinq générations de Gouverneurs de Province, la succession d'Henriette Tresvaux fit apparaître plus récemment, deux grandes et somptueuses écoles italiennes du XVIIe. siècle : Rebecca au puits et une autre femme en pendant, ainsi qu’une " Charité " d’égale hauteur (1,75m.), peu lisible sous un chancis vieux de deux cents ans, mais superbe néanmoins, réplique d’atelier ? ou copie ancienne d’Andrea-del Sarto.